Les Boucles de Salta

Jour 270-274 : La boucle Nord de Salta

     Jour 1 : Salta-Purmamarca-Tilcara : 210 km

On est dans les starting block, surmotivés pour clôturer nos aventures argentines en beauté par une nouvelle boucle road trip et … notre loueur de voiture n’arrive pas. Ça aura été le départ le plus long du monde, 1h de retard d’un côté, 20min pour rendre le Airbnb et a près de 11h nous partons (au lieu des 9h30 prévu). 

C’est Simon qui conduit et il nous sort de Salta sans encombres, les priorités, clignotants et autres indicateurs c’est assez aléatoire ici, par contre, il faut rouler avec les feux allumés tout le temps ! Ne nous demandez pas pourquoi, on en a aucune idée. 

On part donc sur la RN9 en direction du Nord et au premier barrage de police, on se fait arrêter ! On met ça sur le compte de nos têtes de touristes et après nous avoir précisé que c’était les feux de croisement et pas ceux de position qu’il fallait mettre, on repart. 

Le paysage change petit à petit et les villes qu’on traverse se transforment en villages puis en tas-de-maisons-collées-ensemble. Après plus de 2h30 de route, on rejoint notre premier arrêt du jour, le village de Purmamarca. Avant toute chose, on va manger parce qu’il est plus de 13h30 et on a très très faim !

On a l’impression d’être au Far West et on ne serait une nouvelle fois pas surpris de voir un mec à cheval avec des éperons. On est très contents d’avoir quitté les villes un peu lisses et très occidentalisées pour trouver des villages avec des sols en terre battue, des maisons en adobe, de la poussière partout et des cactus à tous les coins de rue. 

L’intérêt de ce village réside en son paysage, il est niché au milieu des montagnes aux 7 couleurs qui, comme leur nom l’indique sont très colorées. Ça va du rouge au jaune en passant par le vert et le bleu, on a beau chercher, on n’a pas souvenir d’avoir vu quelque chose qui ressemblait à ça dans notre vie. 

Alors elles viennent d’où ces couleurs ? De pleins de choses : d’un mélange sédiments marins, de lacs et de rivières qui se sont retrouvés en surface à la suite de mouvements tectoniques. 

Il existe aussi une jolie histoire qui raconte que quand la ville a été fondée, les montagnes n’avaient pas de couleurs et cela chagrinait les enfants du coin. Chaque nuit pendant une semaine, ils se faufilèrent hors de leur lit pour aller peindre la montagne et au matin du 8e jour leur œuvre fut terminée. 

Nous on préfère cette version là !

On fait un tour dans les environs pour voir différents points de vue, on monte sur une petite colline où Juan-Miguel Les Bonnes Idées a installé un petit péage à 10ARS (malin malin). On sent que les locaux ont bien saisi le concept du Jolies montagnes = touristes car il y a un nombre de boutiques, d’étals et de restaurants hallucinant. 

On rejoint notre voiture et on repart en direction de Maimara et des Montagnes Palettes de Peintre qui comme leur nom l’indique … bon on va pas vous faire un dessin, on pense que vous avez compris (je vous ai compriiiis ! Comme dirait l’autre). Là aussi paysage fou et stupéfaction de notre part de voir ce que la nature peut faire quand on lui fout la paix. 

C’était notre dernier arrêt et on rejoint le village de Tilcara où on passe la fin de journée et la nuit. On va se balader un peu, une fois de plus, la ville exploite le filon du tourisme à fond et c’est un peu dommage à nos yeux (mais d’un autre côté ça nous arrange comme ça on galère pas à trouver où dormir). On se dégote un petit restaurant qui fait des pizzas de folie et on se fait péter le bide pour pas cher (on vous donne son nom dans les infos pratiques bien sûr) !


     Jour 2 : Tilcara-Humahuaca-Serrania del Hornocal-Uquia-Tilcara : 145km

Aujourd’hui c’est Pauline qui conduit, on sort de Tilcara, on fait le plein et on nous voilà de retour sur la RN9 en direction du Nord et d’Humahuaca. 

On a été un peu déçu de ce premier arrêt, la ville nous avait été décrite comme très photogénique et agréable pour une balade et on n’a pas trouvé ça bien folichon. On a plusieurs hypothèses, soit on commence à être blasés et il nous faut de l’exceptionnel pour être contents mais on en doute, soit on nous a survendu le truc, déjà plus plausible, soit on n’a pas été se balader dans les bons coins. 

Toujours est-il qu’on repart un peu déçus en direction de la formation géologique phare de la région : la Montagne aux 14 couleurs. 

Pour se faire, on emprunte la RP73 (Route Provinciale, non goudronnée mais en état correct) sur 25km depuis la ville et sur le chemin on voit deux auto-stoppeuses en galère dans la poussière, on se rappelle nos moments d’angoisse et on s’arrête. Bon elles sont hispanophones, parlent pas un broc d’anglais donc on repassera pour le côté « rencontre ». 

On monte, on monte, on monte et la vue est des plus fabuleuses sur les montagnes environnantes et on remarque un tas de montagnes super rouges qui dénote au milieu du reste, nous sommes intrigués. On arrive enfin au point de vue la Serrania del Hornocal. Nos auto-stoppeuses nous offrent le droit d’entrée de la voiture en remerciement du trajet (sympa) et à peine un petit kilomètre après le poste de garde nous y sommes. 

Les couleurs étaient encore plus belles en vrai !

Petite précision, on est à 4350m d’altitude, soit le plus haut où nous ne sommes jamais monté (hors avion bien sûr, on vous voit venir les petits malins). A cette hauteur là, il y a un poil moins d’oxygène et même si heureusement on n’a pas de symptôme de mal de montagne, on a le souffle très court. Du coup on se contentera du point de vue proche de la voiture et pas de celui, plus loin, qui implique une grosse montée. 

Juan-Roberto le Lama

De toute façon la vue est fabuleuse, certaine de couches de roches sédimentées que l’on voit on plus de 115 millions d’années !

On repart des étoiles pleins les yeux et on rejoint la fameuse tache rouge qu’on a aperçu d’en haut et qui nous tente bien. C’est une formation rocheuse qui se nomme le Quebrada de Las Señoritas et dont l’accès se fait par le village minuscule de Uquia. On longe le cimetière de la ville et alors qu’on n’a plus de route sur le GPS, on voit que ça a l’air jouable en voiture. Comme on est des gros fégnassoux et qu’il fait très chaud, on s’aventure sur une piste avec notre bolide. 

On roule tout seul au milieu des cactus sur une piste pleine de sable, un nuage de fumée derrière nous, franchement on est les rois du pétrole. 

Au bout d’un moment, on se rend à l’évidence et on se gare, il va falloir continuer à pied si on veut pas coincer la voiture dans le paysage de manière définitive. 

On part donc se balader dans un paysage digne de Mars, le sable est rouge, les montagnes autour de nous aussi, elles ont des formes assez surprenantes, comme un amoncellement d’argile. On fait une balade dans cet endroit très surprenant et complètement nouveau pour nous, si il ne faisait pas une chaleur aussi forte, on aurait pu y rester des heures. 

On rentre à Tilcara super contents d’une journée riche en paysages variés et stupéfiants. 


     Jour 3 : Tilcara-Iryua 118 km

Nous quittons Tilcara pour rejoindre Iruya, un petit village perdu dans les montagnes. Avant de partir, on décide d’aller jeter un œil au fort de la ville. On y va comme des fleurs et quand on voit le prix d’entrée, on repart comme des fleurs aussi (300ARS par personne, faut pas déconner quand même).

Pas bien grave, on décide de partir directement pour Iruya et on a bien fait car il y a pas mal de route. Tant qu’on est sur la RN9, tout va bien mais les 45 derniers kilomètres se font sur la RP13. Une piste absolument pas goudronnée ni à niveau et ça nous prend plus de 2h pour les faire. On a le droit à des passages de mini rivières sans pont, des tas de virages, de la poussière et un col à 4000m d’altitude, le tout dans un paysage, une fois de plus, fabuleux.

On arrive en début d’après-midi et on a une surprise un peu stressante. La rue de notre hôtel est pentue comme c’est pas permis, pavée et lorsqu’on s’arrête, le propriétaire cale des pierres derrière nos roues pour nous éviter de reculer. On est pas hyper rassurés. Finalement, on se gare dans une rue à peu près plate et après avoir posé nos affaires on va engloutir notre repas.

On décide ensuite d’aller faire une bonne balade jusqu’à un point de vue depuis lequel on peut observer les Condors. On sait pas si la balade était dure, si on est rouillés ou si l’altitude pèse un peu mais on a soufflé comme des .. on sait pas quoi mais des trucs très essoufflés. Le point de vue vaut le coup, on aperçoit même quelques condors au loin et un qui vient nicher dans la falaise proche de nous.

On redescend et on va se laver parce qu’on est couvert de poussière et que c’est pas le truc le plus agréable du monde et on se repose de cette grosse journée. 


     Jour 4 : Iruya-Humahuaca 45km (+ 25km)

Des journées moyennes, on en a eu quelques unes, des journées pourries aussi, mais des journées comme ça, jamais ! Et par pitié, plus jamais !

Voici le récit de notre pire journée de voyage, voire de notre vie.

On a prévu beaucoup de route mais les éléments en ont décidé autrement. On quitte Iruya à 8h20, on est bon sur l’essence, on a rien oublié à l’hostel, les téléphones sont chargés et on a de l’eau, tout ce qui faut pour une belle journée. On reprend la RP13, toujours aussi cahoteuse et arrive au col à 4000m on décide de faire une petite pause. 

Et là, on se dit « tiens elle siffle bien la Chevrolet, c’est bizarre ça ». Ni une ni deux, on ouvre le capot et on se rend compte qu’il y a un truc qui cloche (merci la NZ et nos galères de van d’avoir appris 2-3 trucs). Comme on a aucun voyant allumé on se dit que ça va aller. On repart, on roule doucement, vu l’état de la route on n’a pas le choix, et arrivés à Chaupi Rodeo, on se rend à l’évidence, on va pas pouvoir aller bien plus loin. Nouvel arrêt, nouvelle ouverture de capot et on se rend compte qu’il n’y a plus une goutte de liquide de refroidissement et que le ventilateur ne fonctionne plus. SU-PER.

Un gentil monsieur s’arrête, nous dit de laisser refroidir toute la mécanique pendant un moment puis de mettre de l’eau dans le réservoir à liquide de refroidissement et qu’on devrait être bon pour rouler jusqu’à Humahuaca où on trouvera un garage. On attend donc une heure sur le bord de la route puis comme tout est froid, on vide 2L d’eau (soit la quasi totalité de notre réserve) et on repart. On arrive tant bien que mal jusqu’à Iturbe, à 8km de là et doit s’arrêter de nouveau.

On comprend qu’on arrivera jamais jusqu’à Humahuaca (à 35km d’Iturbe) et on se donne comme mission de rejoindre la RN9 (la route principale). La suite c’est une alternance de « on roule 3km/on s’arrête 15min ». Un autre gentil monsieur nous file un peu d’eau pour recharger la voiture qui consomme absolument tout et après un total de 4h de galère, on arrive enfin au croisement des routes.

On décide de prendre nos affaires, de fermer la voiture et de faire du stop pour rejoindre Humahuaca pour avoir du réseau et prévenir les loueurs. Parce que, bien évidemment, on avait pas de réseau sur notre route pourrie, ça aurait été trop facile.

Commencent alors 2 très longues heures d’attente, au soleil, sans eau et à voir passer quelques voitures qui ne s’arrêtent pas. On commence à désespérer et se dire qu’on va peut être tenter le retour en voiture quand un bus s’arrête pour nous sauver. Il est 14h et on se dit qu’on commence à voir la fin de notre calvaire.

La fin est un peu plus facile pour nous, on contacte les loueurs qui nous disent qu’ils nous amènent une autre voiture avant le soir, on trouve rapidement un hôtel correct et on peut boire et manger. On passe la fin d’après midi à se remettre de nos émotions et on retrouve Sergio qui nous amène à la voiture pour évaluer la panne. On se sent un peu mal quand il nous dit qu’il va rester sur place et la ramener en ville, et qu’il nous file les clefs de la voiture avec laquelle il nous a emmené pour qu’on rentre.

Cette terrible journée est enfin terminée et on peut vous dire qu’aujourd’hui on aurait tout donné pour être à Lyon (et même au boulot s’il avait fallu). 


  Jour 5 : Humahuaca-Salinas Grandes-San Antonio de los Corbes-Campo Quijano 415km

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas ! On quitte Humahuaca bien décidés à passer une meilleure journée que la veille (pas bien difficile en même temps). On rebrousse chemin en dépassant Tilcara et Purmamarca et on rejoint notre première étape du jour : la RN52 ou Cuesta de Lipan pour aller voir les Salinas Grandes, un désert de sel, petit frère du Salar d’Uyuni. 

En chemin, on ramasse trois auto-stoppeurs, des argentins qui parlent un peu anglais et qui on l’air bien contents d’avoir trouvé une voiture. Vu notre mésaventure de la veille, on ne se voyait pas les laisser sur le bord de la route. Le paysage qui borde les virages de la Cuesta de Lipan est formidable, on monte, on monte et on passe un col à 4170m avant de redescendre sur le plateau de l’autre côté et d’avoir un premier aperçu des Salinas. 

C’est assez surprenant, cette grand étendue blanche au milieu des collines colorées et plus on se rapproche plus on est impressionnés. On arrive au bord du désert et on a la mauvaise surprise de découvrir qu’il faut prendre un guide local dans la voiture si on veut s’enfoncer plus dans les Salinas. On hésite et comme il nous reste pas mal de route, et que dans une grosse semaine on sera à Uyuni, on laisse tomber. 

On repart sur la RP79, entre les Salinas et San Antonio de Los Corbes, une piste mais en plutôt bon état qui nous permet de bien rouler. On longe le désert de sel, on est tout seuls sur la route et Simon se prend un peu pour un pilote du Paris-Dakar ! On roule sur un plateau à plus de 3000m d’altitude, au milieu des montagnes et on se dit qu’on aime beaucoup plus cette journée que celle de la veille ! 

En chemin, on croise un peu de faune locale … des LAMAS (l’obsession de Pauline depuis qu’on est en Amérique du Sud). On trouve un troupeau d’une trentaine de bêtes quasi au milieu de la route et on fait un looooong arrêt pour les prendre en photo sous toutes les coutures. On a aussi vu des Vigognes, un genre de lama beaucoup moins poilu (à ne pas confondre avec les cigognes, qui n’ont rien à voir). 

Vigognes

On traverse San Antonio de Los Corbes, un petit village bien moche à 3700m d’altitude et on prend la RN51, presque entièrement goudronnée ! Là aussi, le trajet vaut le coup, les paysages sont sublimes et à part le cheval qui a manqué de se suicider sous nos roues, la route est sympa. 

On termine cette journée au top à Campo Quijano et même si ça nous prend presque une heure pour trouver un hôtel ouvert à un tarif correct, notre humeur reste au beau fixe. 


Jour 275-277 : La boucle Sud de Salta

     Jour 6 : Campo Quijano-Cachi 156 km

C’est parti pour la boucle Sud ! Honnêtement ça nous change pas grand chose mais on a préféré vous le raconter en deux parties car certains voyageurs n’ont pas autant de temps que nous et se concentrent sur un côté (CQFD). On n’a pas une grosse étape de prévu pour cette journée donc on traîne un peu au démarrage, comme par hasard y’a encore une télé sur laquelle on peut voir le tennis, nous, on y a vu un signe divin. On part donc en milieu de matinée en direction de la ville de Cachi, notre point de chute du jour par la RP33. 

C’est l’une des plus belles routes que l’on ait fait depuis qu’on est parti de Salta. Une fois n’est pas coutume, ça serpente à flanc de montagne, ça monte jusqu’à ce qu’on tombe sur des panoramas de fou, bref le bonheur. La route a un petit nom qui nous a beaucoup fait rire : La Cuesta del Obispo, on ne fera pas de blagues ici, parce que c’est beaucoup trop facile (non, n’insistez pas, on n’en fera pas !). Après le superbe point de vue de la Piedra del Molino, on rejoint les Vallées Calchaquiès, le nom de la région dans ce coin. 

Avant de rejoindre Cachi, on traverse le Parc National Los Cardones par une route qui a encore un nom rigolo (et là ça devient de plus en plus difficile de ne pas faire de blague) : la Recta Tin Tin. C’est une ligne droite de 18km (limitée à 60km/h), au milieu des cactus et des montagnes, encore une fois sublime. 

On arrive à Cachi en début d’après midi et comme il fait vraiment beau, on va se boire un verre en terrasse, comme si on était à la maison, et ça fait du bien !


     Jour 7 : Cachi-Cafayate 160 km

Bla-bla-bla jolies routes, bla-bla-bla paysages sublimes, bla-bla-bla chemin en terre pourri, bla-bla-bla RN40 mythique qui relie le Nord au Sud. Vous l’aurez compris on a encore passé une très belle journée sur la route. 

Hormis les superbes paysages, la RN40 passe surtout par une formation géologique stupéfiante : la Quebrada de Las Flechas. Ce sont des gigantesques rochers, en forme de flèches, de part et d’autre de la route, formant un ensemble somptueux et assez majestueux il faut bien l’admettre (#superlatifs). On fait un long arrêt pour profiter du paysage et on rejoint Cafayate, des étoiles plein les yeux. 

Bon, évidemment notre hôtel est fermé, la pause sieste de 13h à 17h, c’est généralisé dans le coin. On s’agace un peu mais ça vient aussi du fait qu’on a faim, du coup on va manger et on n’attend pas très longtemps avant de pouvoir se poser dans notre chambre. 


     Jour 8 : Cafayate-Quilmes-Salta 300km

Dernier jour de ce grand périple autour de Salta et avant de rejoindre notre point de départ, on fait un aller retour aux ruines de Quilmes. Ce sont les vestiges de la cité de Quilmes, construite contre la montagne de l’Alto del Rey, avec un ensemble de maisons carrées et rectangulaires, d’enclos pour animaux et autres choses nécessaires à une ville. 

Probablement construite autour du XIe siècle, cette ville était sacrée, comme le Machu Picchu, et la communauté qui y vivait était principalement composée d’agriculteurs et d’éleveurs, elle a compté jusqu’à 5000 habitants. 

Après cette étape culture, on retourne à Cafayate, on déjeune et on reprend la route pour rejoindre Salta. Pas de piste aujourd’hui mais une belle route goudronnée, la RN68 qui traverse l’un des plus beaux paysages qu’on ait vu sur cette boucle : la Quebrada de Las Conchas. Honnêtement, c’est magnifique, plutôt que de vous décrire tous les points de vue, on vous les montre c’est plus simple. Petit coup de cœur pour l’Anfiteatro, assez stupéfiant et pour toute la première partie de la route de manière générale. 

Anfiteatro

Attention aux perspectives, c’est une vue d’en dessous et pas d’au dessus !

Le retour sur Salta est moins sympa, il y a de la circulation, on avait pris l’habitude d’être tout seuls sur les routes et c’était bien. On pose nos affaires à l’hôtel, on s’arrache les cheveux sur le chemin pour rendre la voiture (il n’y a aucune signalisation dans la ville, quasi aucun feux et les priorités c’est « au feeling »). Tout se passe néanmoins bien, on file à la gare acheter nos billets de bus pour le Chili, et oui, on y retourne, et on rentre, complètement épuisés de cette journée. 


Bilan des Boucles de Salta

1570km environ

Hormis nos déboires avec notre première voiture, on a adoré ce road trip dans l’extrême Nord Argentin. Les paysages, les villages, les gens, tout nous a plu. C’est l’un des endroits qu’on aura préféré en Argentine et une belle manière pour nous de dire au revoir à ce superbe pays. 

Compléments d’informations : état des routes/kilomètres/temps de trajet

RP 13 : Piste (difficile), 45km jusqu’à Iruya, 2h30

RN 52 : Lacets, goudronnée, 67km entre Purmamarca et les Salinas, 1h30

RP 79 : Piste (facile), 95km entre Salinas et San Antonio, 2h

RN 51 : Goudronnée, 135km entre San Antonio et Campo Quijano, 2h

RP 33 : Goudronnée (16km de piste facile), 150km entre Campo Quijano et Cachi, 4h (avec des arrêts)

RN 40 : Piste (globalement facile, parfois moyenne), 160km entre Cachi et Cafayate, 3h30-4h (avec des arrêts)

RN 68 : Goudronnée, 190km entre Cafayate et Salta, 3h (avec des arrêts)


🔍 Les infos pratiques des Petits Pédestres 🔎

Petite info importante concernant les tarifs. Le peso argentin (ARS) s’est effondré ces dernières années, lors de notre voyage, le taux est d’1€ pour 50 ARS environ. L’inflation étant énorme, il est probable que nos informations soient obsolètes assez rapidement. 

Transport : 

Location d’une voiture pour 8 jours : 12300 ARS, environ 1570ARS par jour soit un peu plus de 30€. Pour une Chevrolet en bon état, échangée contre une Nissan en bien meilleur état. 

Les pleins : on en a fait 3, en moyenne 48-49ARS le litre de Super

Hébergement : 

Tilcara : Carnavalito Hostel : 910 ARS pour une chambre double, sdb partagée, wifi correct, petite déjeuner inclus, cuisine mais pas vraiment d’ustensiles

Iruya : Alcira Hostel : réservé via Airbnb, 860ARS pour une chambre double, sdb partagée, wifi au top

Humahuaca : Giramundo : 850ARS pour une chambre double, sbd partagée, wifi correct, petit déjeuner et cuisine. Repaire de hippies, si vous aimez jongler, faire du diabolo et autres activités de saltimbanques, foncez !

Campo Quijano : Les Arcs Apparthotel, 1280ARS pour un petit appartement, wifi top, cuisine, parking fermé

Cachi : Hosteria Don Arturo : 1400ARS pour une chambre double, sbd privée, petit déjeuner, bon wifi

Cafayate : Casa Cactus Cafayate : 765ARS pour une chambre double, sbd privée, petit déjeuner, bon wifi, piscine (on ne s’en est pas servi), la propriétaire parle français, très sympa 

Restaurants :

Tilcara : Bien Me Sabe, au top du top, une pizza 8 parts et une 4 parts (largement suffisant pour deux) pour 500ARS 

Visites :

Colline de la Montagne aux 7 Couleurs : 10 ARS /personne

Serrania del Horconal : 80ARS pour une voiture

Quilmes : 100ARS /personne 

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