Pucon, ses lacs et son volcan

Jour 224 : Pucon, un petit goût de Suisse au milieu du Chili

On avait un peu oublié ce que c’était les nuits en bus mais on vous assure que ça ne nous manquait pas. On connaissait les bus asiatiques avec la clim à 15°, on a découvert les bus sud-américain avec le chauffage à 35°. Ils sont sympas, ils filent quand même des couvertures, au cas où ! On a quand même réussit à dormir mais on sait déjà qu’on ne va pas être très productifs pendant la journée.

Une fois installé dans notre Airbnb-Hotel hyper sympa, on va se balader en ville et on a l’impression d’être dans un village des Alpes ! Petits chalets à droite à gauche, tout en bois, magasins de vêtements de ski et de matos, tout y est (sauf la neige et aussi y’a un lac et une plage au bord de la ville).

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Les chalets et au fond, le volcan Villarica

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On se promène, on fait les courses, on repères les lieux et on réserve pour l’activité phare du coin : l’ascension du volcan Villarica, l’un des volcans les plus actifs du Chili (mais c’est pas pour tout de suite).

On profite de la journée et du super wifi de l’hôtel (2 d’affilés, ça faisait bien longtemps) pour une session skype avec quasi tous les membres de nos familles respectives, ça fait du bien de temps en temps.


Jour 225 : Le Parc d’Huerquehue

Ce parc au nom imprononçable (pour Pauline) est situé à une petite heure de bus de la ville de Pucon, et pleins de belles randos y sont possibles. Comme l’ascension du volcan est prévue le lendemain pour nous, on a opté pour une marche « tranquille » histoire de pas être complètement morts pour la suite.

On prend le bus pour rejoindre le parc et à l’arrivée c’est un peu la foire d’empoigne pour acheter son ticket d’entrée au bureau de la CONAF (l’agence qui gère les parcs nationaux chiliens). On est plutôt bons et on peut commencer notre randonnée assez tôt, et oui faut pas merder parce que des bus retours y’en a pas 50 et il faudrait pas qu’on se retrouve comme deux ronds de flan bloqués dans le parc pour la nuit.

On emprunte donc le sentier de Los Lagos, la balade des 5 lacs pour une boucle de 20km au total avec un beau dénivelé. La balade se fait à couvert de la forêt avec quelques jolis points de vue sur le Villarica et en 2h30 on arrive au premier lac, le Lago Chico. On fait une petite boucle vers le Lago Verde et le superbe de chez superbe Lago Toro (notre préféré). Il existe une boucle de 2h et 5km de plus pour voir deux autres lacs mais on se dit qu’avant une ascension de volcan, ça vaut peut être pas le coup de chercher la merde.

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On a un temps de fou et comme le bus pour rentrer est un peu tard on décide de glandouiller au bord du lac Toro, au milieu des auracarias. Il s’agit de l’arbre national du Chili, et il a des propriétés assez fascinantes comme sa résistance aux incendies ou la forme de ses feuilles et les motifs de son tronc.

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Lago Toro

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Branche d’Auracaria

On redescend tranquillement et on passe voir deux cascades sur le chemin. Bon les cascades, depuis le Laos et celles de la boucle des Bolovens, on est quand même souvent déçus. Ça ne nous empêche pas de profiter de la descente au milieu des promeneurs locaux du dimanche.

On est évidemment en avance pour le bus et on attend au milieu des autres randonneurs et au moment où il arrive… les gens se transforment en animaux ! Ça court dans tous les sens, ça se pousse, on hallucine un peu jusqu’à ce que le chauffeur hausse la voix et nous fasse faire un rang (oui, comme à l’école).

On rentre à Pucon, on passe à l’agence essayer le matos pour notre sortie du lendemain et on rentre enfin se poser au Airbnb. Une soupe et une bière (on vous laisse deviner qui a bu quoi), un repas et au lit !


Jour 226 : L’ascension du Villarica

Grosse grosse journée de prévue, aujourd’hui on monte sur un volcan actif #mêmepaspeur ! Il s’agit du Villarica ou Ruka Pillañ son nom Mapuche signifiant « La maison du Diable ».

La montée se fait obligatoirement avec un guide et environ 70 agences la proposent dans la ville, toutes dans les mêmes tarifs (très très élevés). Pourquoi une rando avec un guide ? Parce qu’une partie du volcan est un glacier et qu’il faut monter avec des crampons et des piolets #unpeupeurquandmême. C’est 1000m de dénivelé à monter pour arriver à une altitude de 2861m.

Notre budget de backpackers ne nous permet pas de la faire MAIS (ben ouai sinon on n’aurait rien à vous raconter) on a les meilleurs copains du monde.

Avant de partir on a fait un petit apéro et on a reçu (en plus de notre mascotte Groseille la Licorne) une enveloppe avec des petits sous dedans. Et ben c’est le moment de s’en servir pour pouvoir s’offrir une rando un peu différente de d’habitude. Franchement les copains, on vous redit merci parce que c’était de la bombe !

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Donc nous voilà dans l’agence à 6h45, un peu stressés en train de s’équiper avec les chaussures de rando montantes et horriblement rigides qui nous sont prêtées, les guêtres pour pas tremper nos pantalons, les énormes sacs à dos (8kg quand même) et les casques. Pauline est un peu angoissée de la difficulté de la marche mais à voir les autres membres du groupe on se dit que ça devrait aller. On est avec 5 Brésiliens et on commence déjà à faire les paris sur qui n’arrivera pas au sommet.

On fait un petit trajet en van et on arrive au pied d’un télésiège qu’on décide de prendre pour s’économiser 1h de marche, on vous le conseille car la montée est pas facile-facile et éviter 400m de dénivelé, c’est toujours ça de pris.

On est tout équipés et c’est donc parti ! 3 guides pour 7 (plutôt un ratio sympa) et après 1 minute de marche (sans mentir), on a déjà à moitié perdu 2 des brésiliennes qui avaient plutôt l’air d’être là pour leur Instagram qu’autre chose. On se retrouve à 5 avec deux guides et la montée se fait à un rythme tranquille, dans de la roche volcanique avec des pauses régulières.

On marche deux heures dans les cailloux et on arrive au niveau de la neige. Une pause goûter s’impose et c’est aussi le moment de chausser les crampons et de sortir les piolets. C’est un peu l’instant de vérité car c’est une grande première pour nous. Et ben marcher avec des crampons dans la neige c’est comme marche sans crampons sur de la terre ! Hyper facile, on ne glisse pas et il faut juste faire attention quand on tourne pour pas s’emmêler les pinceaux mais dans l’ensemble ça se fait très bien.

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On monte en zig-zag sur la neige/glace, ça a une consistance granité un peu et au bout de deux heures d’effort, on retrouve une zone de roche. Et autant les crampons dans la neige c’est parfait, autant sur les cailloux c’est une galère sans nom. Ça tombe bien puisqu’on les enlève et qu’on pose les sacs à dos. On sort les masques à gaz, les fumées du volcan peuvent être toxiques et il ne nous reste plus qu’à parcourir les derniers mètres qui nous séparent du sommet.

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On est beaux non ?
Pucon - Ascension Villarica
Le volcan Lanin, à la frontière Chili-Argentine

Environ 3h45 de montée pour avoir droit à un spectacle de fou : celui d’un cratère fumant ! Evidemment le paysages est exceptionnel, on en a moyennement profité dans la montée parce qu’on était plutôt concentré sur nos pieds et on apprécie pleinement la vue d’en haut.

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Pucon - Ascension Villarica
Le Volcan Osorno

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On reste environ 15min et on retourne vers nos sacs pour s’équiper. Ben ouai, on a porté des sacs lourds pour une bonne raison et la voilà : la première partie de la descente se fait en luge ! Ça doit faire 20 ans qu’on a pas fait ça et c’était vraiment drôle ! Avant de se lancer, on enfile donc un pantalon imperméable, une veste imperméable et un espèce de protège-fesse lui aussi imperméable.

Les guides nous expliquent comment se mettre et comment freiner surtout (merci les piolets) et on commence sur les fesses, la luge ça sera pour les passages où la neige est trop molle. Autant vous dire que ça aura été un peu chaotique au début et que le freinage n’était pas optimal mais on se sera bien marré et c’est sans contestation possible la descente la plus facile qu’on ait fait.

Evidemment, on n’est pas arrivé en bas et il nous faut encore une bonne heure et demi de marche dans les scories pour rejoindre le minivan et enfin enlever les chaussures ultra rigides qui nous on fait souffrir le martyre dans la fin de la descente.

De retour à l’agence, on a le droit à une petite bière de récompense et on rentre pour se poser et ne plus rien faire dans notre Airbnb jusqu’au lendemain.

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On est monté tout là haut là haut !

Jour 228 : Le repos des guerriers

On s’est enfilé on ne sait pas combien de kilomètres de marche et de mètres de dénivelé en deux jours donc aujourd’hui c’est repos ! Grasse mat, séries sur l’ordi, glandouille et c’est tout !

Bon, on va quand même réserver notre bus pour notre prochain trajet, on trie un peu les photos, les vidéos, on se met à jour sur cet article et on range un peu mais globalement, on traine et ça fait du bien !


Jour 229 : Le Sendero San Sebastian, le panorama coup de coeur

Dernière journée dans le coin et on retourne au parc Huerquehue pour faire une graaaaaande rando (en terme de dénivelé principalement). Comme on connait un peu les lieux, à peine arrivés, on file sur le sentier Quichol et on commence à monter. On peut vous dire que vu la pente, Pauline est contente d’avoir investi dans une paire de bâtons de marche et Simon content d’en avoir trouvé un « artisanal » au début du chemin.

En gros, il faut arriver en haut de la première colline, la fameuse Quichol et ensuite poursuivre jusqu’à San Sebastian, l’aller/retour fait 20km avec 1100m de dénivelé dans chaque sens. La première partie monte de façon très très raide pendant une bonne heure puis il y a un espèce de faux plat montant sur le sommet de Quichol et enfin, ça remonte jusqu’en haut.

Il est possible de faire une boucle sur ce petit plateau et de redescendre mais vous nous connaissez, on va aller jusqu’en haut. La vue est déjà top et la fatigue commence à se faire sentir, on est sacrément contents de rien avoir glander la veille parce que nos organismes sont mis à rude épreuve.

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On quitte le plateau et on s’enfonce dans la forêt d’auracaria (notre nouvel arbre préféré). De nouveau le sentier s’élève et on flippe un peu pour la descente à venir parce que ça glisse (et pas qu’un peu). On enchaine sur une partie qui ressemble plus à de l’escalade dans les rochers qu’à de la marche et après 3h15 d’efforts, nous sommes au sommet.

Et là…. La vue est stupéfiante. On a un panorama à 360° sur la région : volcans, lacs, collines, tout y est. C’est très certainement le plus beau paysage qu’on ait vu jusque là (pardon la Nouvelle-Zélande). Les couleurs de l’automne sont somptueuses, le temps magnifique, on est conquis (et heureusement parce la montée à été très très difficile).

vlcsnap-2019-04-24-19h32m52s163DSC_0070Pucon - Parc Huerquehue - Sendero San SebastianDSC_0087

On redescend tranquillement, on esquive les feuilles mortes, les branches basses, les feuilles d’auracaria qui piquent et pile au moment où Simon dit « c’est cool d’avoir des chaussures qui adhèrent bien », il manque de se manger la gamelle du jour.

Si vous avez fait cette rando et que vous êtes inquiets pour la montée du volcan et ben respirez, le volcan est beaucoup plus facile (et de loin !)


Bilan de Pucon et ses environs

On a ADORÉ ! C’est énorme coup de coeur pour nous, les randos du parc Huerquehue, la montée du volcan, l’ambiance village-suisse de la ville, tout nous aura plu (et on avait un hotel du tonnerre). Un incontournable pour nous !

Petit bonus : le panorama du haut de San Sebastian

Panorama San Sebastian copie


🔍 Les infos pratiques des Petits Pédestres 🔎

Transport :

Bus Valparaiso(-Santiago-)Pucon : 15000$CH / personne, 12h de nuit, avec la compagnie Pullman

Hébergement :

Hostel Pillañ (Airbnb) : 13000$CH / nuit pour une chambre double dans un chalet (3 chambres par chalet), grand lit confortable, sbd partagée, cuisine et wifi de folie. Un petit coup de coeur pour nous.

Visites :

       Parc Huerquehue :

Bus (compagnie Caburgua) : 4000$CH /personne aller-retour

Entrée : 2500$CH /personne (tarif BASSE SAISON)

Los Lagos : difficulté : moyenne, 600/700m D+, une quinzaine de kilomètres A/R

Sendero San Sebastian : difficulté : élevée, 1100m D+, 20km A/R

       Ascension du Villarica :

Difficulté : moyenne

fait avec l’agence Aguaventura (tenue par des français, personnel français à l’accueil, les guides parlent anglais et un peu de français pour l’un de ceux qu’on avait).

85000$CH par personne (tarif BASSE SAISON) avec prêt de tout l’équipement, transport et entrée du parc.

Télésiège à 10000$CH par personne (on le recommande vivement).

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