Les Moais de Rapa Nui

Jour 214 : Prochain arrêt : Rapa Nui

C’est l’une des étapes qui nous fait rêver depuis trèèèèèès longtemps, celle qui sera sans doute la plus mythique de toute, j’ai nommé : Rapa Nui ou l’Île de Pâques. Un petit caillou au milieu de l’Océan Pacifique, à 3700km de la première côte et qui abrite les célèbres Moai, géants de pierre dos à la mer. Autant vous dire qu’on est absolument surexcité des jours qui s’annoncent et que les 5h d’avion qui nous sépare de l’île sont un peu longues.

On ne vous parlera pas de l’Histoire de l’ile ni de celle des Moai ici, on vous dédie un article spécial juste pour ça car il y a beaucoup à en dire. C’est par ici que ça se passe -> 🗿 (oui, y’a un émoji Moai, on n’allait pas se priver !). On vous conseille de le lire en premier, vous comprendrez mieux la suite.

Après l’atterrissage et l’achat de nos billets d’entrée sur l’ile (à un tarif un peu abusé quand même), on se charge avec les sacs à dos direction le camping ! C’est la première fois qu’on quitte un aéroport à pied et ça fait un peu bizarre. Quand on arrive, les gérants (qui parlent français) sont un peu surpris de nous voir car il y avait une voiture pour nous récupérer. Super bien joué les doués, c’est vrai que la marche avec sac de 13 et 16kg sur le dos c’est un petit plaisir pour nous.

Peu importe, on s’installe donc en tente, face à l’océan dans un camping qui a l’air bien sympa.

On part ensuite en petite exploration dans les environs et on voit notre premier Moai, et il a des yeux (c’est même le seul de l’ile dans ce cas là) ! On se rend au musée pour avoir un petit éclairage sur l’Histoire de l’ile et la signification des statues. On s’attendait à un truc pas foufou et on avait bien tort ! Le musée est très bien fait et on apprend plein de choses, on a hâte de comparer les explications à ce qu’on verra sur les sites.

On revient en longeant la côte et on s’arrête au Ahu Tahai, l’une des zones archéologiques avec 7 Moais dont 5 sur l’Ahu. Il parait que ça vaut le coup au coucher du soleil et compte bien y faire un petit tour dans les jours prochains.

On retrouve Carole et Julie au camping mais on ne pourra malheureusement pas faire de journée ensemble car entre nos emplois du temps et les disponibilités de location de scooter, ça colle pas. Dommage. On profite quand même de leurs conseils pour s’organiser pour la suite.


Jour 215 : La grande boucle à pied

On part pour notre première journée d’exploration de l’île et on ne fait pas les choses à moitié ! On a prévu une grande boucle sur la cote Ouest de l’île avec des petits stops pour voir des Ahu.

On repasse par l’Ahu Tahai (et le soleil est du bon coté cette fois), on voit les visages des Moais, c’est plutôt pas mal.

On sort du village assez rapidement pour entrer dans le parc national. Le paysage est assez époustouflant, on se rend bien compte du caractère volcanique de l’île. Les roches sont poreuses, coupantes, et, entre la végétation, nous apercevons plusieurs coulées de lave, figées dans le temps.

On arrive à l’Ana Kagenga, une grotte naturelle façonnée par les éruptions. A priori il serait possible de rentrer dedans. Sans être d’un naturel inquiet, avec une entrée haute de 90cm et la suite de la grotte qui s’enfonce sous terre, on décline l’invitation. Pas téméraire sur ce coup là les Petits Pédestres. Pas téméraire mais un peu con quand même, surtout Simon, à force de faire le malin et de sauter de caillou en caillou pour se déplacer, on finit par mal évaluer les distances et manquer de se faire mal. Au final il s’en tirera avec une simple égratignure sur le mollet. La roche volcanique, ça coupe !

On continue pour tomber sur les ruines d’un ancien village, avec quelques fondations d’habitations et un Ahu le long de la côte. Cependant, pas de Moais sur celui ci, ni sur celui d’avant. Pour être franc, pas de Moais depuis qu’on a quitté ceux de l’Ahu Tahai à Hanga Roa. On ne saurait vous dire si il y en a eu un jour, ou si les Ahu attendront éternellement leurs statues.

Après une pause repas, on enchaine vers l’Ahu Akivi, et là on sait que les Moais seront au rendez vous ! Ils sont 7 à trôner fièrement au sommet du sanctuaire. Ce sont les seuls à être tournés face à l’océan. On les observe de longues minutes, on en fait le tour et on quitte le site pour rejoindre le village.

Un peu moins de 7km à faire, rien d’insurmontable. Seulement le soleil est de la partie et même si le vent adoucit un peu, la chaleur est difficilement supportable. Alors qu’on faisait une pause hydratation sur le bord de la route, un Pascuan s’arrête au volant de sa voiture et nous propose de nous ramener jusqu’au village. Il a pas fallut nous le dire deux fois !

On passe faire quelques courses au village puis on rentre au camping. On en profite pour récupérer notre scooter pour les 2 prochains jours afin d’explorer la partie Est de l’île.


Jour 216 : Scooter et Rano Raraku

Aujourd’hui, c’est le retour des Petits Pédestres motorisés ! Les tarifs de location de scooter sont plus qu’élevés (le prix d’une location de voiture à Auckland pour vous donner un ordre d’idée) mais on ne reviendra certainement jamais ici, donc autant faire ça proprement.

Simon prend en main le scooter assez rapidement et c’est un veau (le scooter, pas Simon). Nous voilà partis pour notre premier site du jour, l’Ahu Vinapu, avec son Moai effondré. Le site nous offre également un aperçu de la côte que nous allons longer aujourd’hui. Cela s’annonce magnifique.

C’est plein d’entrain qu’on remonte sur notre bécane pour aller en direction de l’Ahu Tarakiu et de son voisin l’Ahu Hanga Te’e. On y voit des Moais qui ont été mis au sol, on ne sait pas trop pourquoi mais on soupçonne des histoires de guerres entre voisins. Il y aussi une reproduction de maisons traditionnelles en paille, d’a peine 1,5m de haut, soit ils étaient minus, soit ils y allaient uniquement pour dormir (on opte pour cette option là).

On poursuit vers Akahanga, sur une route vraiment magnifique avec l’océan agité juste ce qu’il faut sur notre droite. Là aussi, on trouve des statues qui ont été mises à terre, leur pukao se trouvant parfois à plusieurs mètres d’eux.

On en termine de notre périple sur la cote et on rejoint l’intérieur des terres et le site emblématique de Rano Raraku, la pouponnière des Moais. c’est la carrière où ils étaient taillés et une bonne partie d’entre eux sont restés sur place.

On est donc dans un espèce de champ de statues, de toutes tailles, certaines debout, d’autres couchées, d’autres qui sortent tout juste le nez de terre. C’est vraiment le site le plus impressionnant qu’on ait vu jusque là, on y trouve d’ailleurs le plus grand Moai découvert sur l’ile : 21,6m, entre 160 et 180 tonnes ! Un beau bébé en somme. Il n’a pas été terminé de tailler et il est donc encore solidaire de la roche.

Depuis le Rano Raraku, on a une petite vue sur le Tongariki, les plus célèbres Moais de l’ile. Ce sont les 15 statues, toutes entières, dos à la mer offrant un spectacle … spectaculaire (#rimeriche).

On ne peut s’empêcher d’y aller (même si on avait prévu de les découvrir au lever du soleil) et on doit avouer que c’est assez émouvant à voir. Il se dégage une puissance et une solennité folle de ces géants de pierre qui nous fait sentir tout petits.


Jour 217 : Lever de soleil sur les Moais

5h30, le réveil sonne, et ça pique un peu. On va dire qu’on a un peu perdu l’habitude des levés aussi matinaux. On enfourche notre scooter et on retourne au merveilleux site du Tongariki.

Alors, les levers de soleil on aime bien, mais dans les endroits touristiques, on se dit la même chose à chaque fois « plus jamais ! ». On devait être 200, dont un groupe en cours de photo (donc pour la discrétion on repassera) et un grand nombre de gens pas bien civilisés qui nous agacent au plus haut point.

On profite quand même d’un très beau spectacle, avec des couleurs magnifiques et au premier plan, les Moais, toujours impassibles dos à l’océan.

On décide de poursuivre la route du Nord, après un petit déjeuner quand même on est pas des bêtes, jusqu’à Anakena. Evidemment on fait quelques arrêts, notamment aux superbes gravures de Papa Vaka. C’est assez marrant de se dire que ces gravures rupestres datent du XVe – XVIe siècle et qu’elles sont assez grossières comparées à ce qui se faisaient comme art en Europe ou en Asie à cette période là.

On s’arrête aussi voir le plus grand Moai jamais érigé sur l’île, de 9m de haut mais malheureusement effondré. On va aussi jeter un oeil à la baie de la Pérouse, très sympa et avec un nom assez rigolo.

On rejoint donc la plage d’Anakena (l’une des deux seules plages de l’ile) et ses 7 Moais. On a de la chance il y a juste un groupe de Ninja en train de faire des photos, ça aussi on ne pensait pas l’écrire un jour (bon en vrai c’est 3 kikis en kimono). On profite d’un peu de calme et la fatigue  et la faim commençant à gagner du terrain, on rentre déjeuner et faire une petite sieste au camping.

On arrive à se motiver pour repartir l’après-midi, malgré la flemme, le sommeil et la pluie qui guette et nous sommes de retour à Anakena. On se fait refouler par Juan-Miguel Le-cheval-c’est-trop-génial, propriétaire de chevaux qui nous dit que le chemin qu’on veut emprunter c’est chez lui et que sans guide on ne pourra pas passer. On trouve que ça pue l’arnaque mais on laisse tomber et on change de plan.

Notre dernier arrêt du jour sera la carrière de Puna Pau, où étaient taillés les pukao des Moais. Là, pas de débat quant à l’acheminement sur les Ahu, on les faisait rouler sur leur tranche (facile). En revanche, la question de leur mise en place sur la tête des Moais fait débat.


Jour 218 : Orongo et le culte de l’Homme Oiseau

Dernière étape de visite sur Rapa Nui pour les Petits Pédestres (déjà ! ça passe trop vite les endroits bien !). Ce matin, on emprunte la route de Te ara o te Ao (ça fait beaucoup de voyelles tout ça). Ça vous fait une belle jambe de le savoir non ? La traduction littérale donne « la route du commandement » et c’est le chemin que parcourait les tribus pour se rendre à la cérémonie de l’Homme-Oiseau ou Tangata-Manu, au sommet du volcan Rano Kau, dans le village d’Orongo.

La montée est parfois un peu raide et on se dit que les marches dans la chaleur, ça sera bientôt terminé et c’est pas dommage. On arrive sur les lèvres du volcan tout suant et pas loin de la déshydration et le cratère est très impressionnant !

Tout rond et rempli d’une espèce de marécage (y’a un microclimat visiblement) qui abrite des espèces endémiques de plantes. On longe le cratère et on se retrouve à traverser des espèces de champs de plantes qui nous arrive parfois jusqu’aux épaules (pour Pauline, pour Simon c’est un peu plus bas). Le passage est assez rigolo et on arrive ensuite au village d’Orongo.

C’est un village cérémoniel, c’est à dire qu’il ne servait pas d’habitation permanente aux gens de l’île mais seulement de logement temporaire lors de la cérémonie du Tangata-manu. Il reste une grande partie des habitations et le village est très étendu. C’est aussi ici que l’on a retrouvé le plus de gravures et peintures rupestres représentant le Tangata-Manu et le Make-Make sur l’ile, témoignant de son importance.

On redescend tranquille et comme le temps se gâte, on profite de l’après-midi pour faire des trucs pas très intéressants (lessive, rangement, tri).


Jour 219 : Byebye Rapa Nui

Rangement, attente, petit tour en ville, attente, trajet pour l’aéroport, attente, avion, attente, arrivée à Santiago, attente, bus, attente, marche pour l’hostel, dodo !

Voilà, une journée pas très intéressante en définitive, mais l’île de Pâques c’est pas la porte à côté.


Bilan de Rapa Nui

Comment vous décrire la sensation de voir les Moais de ses propres yeux ? C’est l’un des moments forts de notre voyage, depuis notre départ de Lyon. On vous conseille de venir, malgré le prix et le coût de la vie sur place. On a conscience d’avoir la chance de faire partie des privilégiés qui ont posé le pied sur cette île et qui ont pu profiter de ses merveilles.

 

Pour retrouver nos conseils pour s’organiser au mieux et faire des économies ainsi que notre budget c’est ici  🔎.

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