! Holà Santiago ¡

Jour 208 ou 209 ou 20x, on ne sait plus bien

Nous voilà arrivés à Santiago et on est un peu perdus, quelle heure est-il ? Quel jour est-il ? Comment on s’appelle déjà ? Et oui, on est parti le 5 avril à 18h30 d’Auckland et nous voilà arrivés le … 5 avril à 13h30 à Santiago. Y-aurait-il une faille spatio-temporelle au beau milieu du Pacifique ? Non, seulement la ligne de changement de jour (fictive hein) qui nous a donc fait gagner une journée.

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Merci les iPhones de se mettre à l’heure automatiquement, sinon on serait encore en train de compter.

On prend le bus (Oh Mon Dieu, ça faisait tellement longtemps) pour rejoindre le centre-ville et on marche (Oh Mon Dieu que c’était bien de plus porter les sacs à dos) jusqu’à notre Hostel.

Et là, problème, pas un gros mais tout de même : Pauline n’a jamais pris de cours d’Espagnol et à part dire « me duele el coco » et « una cerveça por favor », son vocabulaire est vide et Simon a pris des cours d’Espagnol mais ça date beaucoup trop pour être utile. En plus, les chiliens parlent super vite et articulent pas vraiment donc on se dit qu’on va un peu être dans la purée. Heureusement, le mec de l’Hostel parle un peu anglais et on s’en débrouille mais ça promet des moments un peu mémorables cette histoire.

Comme on est bien fracassé de notre voyage en avion (et de notre frayeur à l’embarquement, on le savait pas mais il faut une preuve de sortie du territoire pour pouvoir embarquer pour le Chili, ça va qu’avec internet on a pu réserver un billet de bus vite fait bien fait sinon on serait resté sur place), on décide de ne rien faire de particulier. En plus, c’est un jour bonus, on l’a déjà faite en Nouvelle-Zélande notre journée du 5 avril !

On sort pour goûter nos premières empanadas (des pains fourrés à pleins de trucs), on a le sentiment qu’on va en manger régulièrement car c’est bien bon et ça tient bien au ventre (on n’irait pas jusqu’à dire « bourratif » mais pas loin).


Jour 210 : Les premiers pas dans Santiago

Nous revoilà parti dans le rythme grande ville = dortoir et pour la première fois, pas de ronfleurs sur les 10 avec qui on a partagé la chambre ! Ça commence bien l’Amérique du Sud. Autre point très très mais alors très appréciable pour Pauline, pas besoin de marcher plus de 4s pour rejoindre les toilettes la nuit ! Ça commence vraiment très bien l’Amérique du Sud.

On prend notre petit déj et on se met en route pour le coeur de la ville, le Centro (facile l’Espagnol en fait !) et la Plaza de Armas. On a 2 bons kilomètres à parcourir et on s’étonne de la modernité de la ville, pas qu’on s’attendait à un bordel sans nom comme en Asie mais là, on se croirait en Europe. Petite précision, Simon n’avait jamais été en Amérique du Sud et Pauline a passé 15 jours au Brésil y’a 12 ans, autant vous dire qu’on a pas des masses de références sur ce continent.

On rejoint la Plaza de Armas, coeur de la ville depuis sa fondation en 1541, ça ne date pas d’hier. À l’époque coloniale, il y avait une potence en son centre, elle a été remplacée par une statue de Simon Bolivar, le Libertador, qui a participé avec O’Higgins et San Martin à le retour à la maison des colons espagnols sur une grande partie du continent Sud-Américain. Plutôt un mec sympa du coup.

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On va visiter la Catedral Metropolitana, sur la place. Elle fut construite à partir du milieu du XVIIIe et franchement, elle en jette ! Et oui, en plus de dézinguer les locaux, les colons se sont fait un plaisir d’évangéliser tout ça fissa fissa. Pour le coup, ils ont été efficaces car les Chiliens (et les Sud-Américains de manière générale) rigolent pas avec Jesus Christ.

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On flâne un peu sur la place, très animée et ombragée grâce à des palmiers et on rejoint le Musée de Art Précolombiens. Ça faisait bien longtemps qu’on avait pas été dans un musée et celui là est un énorme coup de coeur ! Les collections sont hyper bien présentées et les explications très intéressantes. L’histoire et les arts précolombiens c’est pas vraiment un domaine où on touche notre bille et c’est toujours appréciable d’en apprendre sur un contient où on va rester 4 mois. Pauline a même fait des photos, chose qui n’arrive absolument jamais dans un musée.

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On a un coup de coeur pour les statues représentants des hommes en train de mâcher de la coca et globalement sur le niveau de détails et la finesse des objets présentés, certains datant de 1500 avant JC. On apprend aussi que certains des peuples sud-américains embaumaient leurs défunts (avec de la paille et des plantes), et ce, avant les Egyptiens (ça c’est eux qui le disent, on n’a pas été vérifié).

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On attrape un hot dog en vitesse à Dominò (une institution dans la ville) et on enchaine avec le Barriò Paris-Londres. C’est un micro quartier (deux rues qui se croisent) mais plein d’histoire. Les bâtiments sont d’inspiration européenne et il abrite un ancien centre de détention et de torture sous Pinochet, au 38 Londres.

C’est le seul de ceux présents dans la ville à ne pas avoir été détruit avant la chute du régime et il a été transformé en lieu de mémoire. Globalement, ça ressemble à une maison, chaque pièce contient une petite explication sur sa fonction sous le régime. La visite est pas mal mais beaucoup moins poignante que le S21 de Phnom Penh, il nous aurait certainement fallu plus d’explications.

On rentre tranquillement à l’hostel avec un petit arrêt « courses » ! Et oui, on a gardé nos habitudes néo-zélandaise (et les tarif piquent un peu), il y a une cuisine dans l’hostel, on n’a pas un budget illimité, on va en profiter pour finir les pâtes et le riz qui ont traversé le Pacifique avec nous !


Jour 211 : Mercado Central et Chascona

Deuxième journée et au réveil, on a un peu la tête dans le seau, pourquoi ? Parce qu’un charmant monsieur (probablement bien bourré) nous a fait un concert de « POR FAVOOOOOOR » dans la rue entre 2 et 3h du matin.

On émerge tranquillement et on part en direction du Mercado Centrale (le marché central, pour les non bilingues). C’est un marché aux poissons installés dans des Halles avec au centre tout un tas de restaurants. Et là, armada de Juan-Miguel Serveur (c’est les Jean-Michel locaux, #adaptation). On décline parce qu’il est même pas 11h et que le poisson le matin, ça va bien.

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On rejoint les Barrio Patronato et Bellavista, réputé pour leur street-art. On ne le savait pas mais une grande partie des murs de la ville sont recouverts de peintures hypers belles, avec les noms (et l’Instagram) des auteurs. On vous propose un petit florilège de ceux de Bellavista.

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On déjeune et on part bien motivés pour prendre le funiculaire et admirer la ville depuis les hauteurs du Cerro San Cristobàl mais … une file d’attente immense, un tarif exorbitant et la flemme de monter à pied sous la chaleur nous font changer nos plans.

Direction plutôt la Chascona. C’est la maison que Pablo Neruda (le poète Prix Nobel de Littérature en autre) a fait construire pour Matilde Urrutia à l’époque où ils avaient une liaison secrète. Elle est devenue sa femme et ils ont vécu ensemble dans cette maison jusqu’à leur mort respective.

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La visite est super chère mais vaut vraiment le coup, la maison est très belle, le mélange des objets rapportés de tous les voyages de Neruda donne une impression de bric à brac plutôt sympa. Il faut savoir qu’il fut ambassadeur du Chili dans beaucoup de pays notamment en Birmanie, en Indonésie et même en France. On a le droit à un petit film présentant sa vie en début de visite et à un audioguide bien fait pour le tour de la maison.dsc_9292

La Chascona ça veut dire  » l’Ébourriffée  » en Quechua, et la maison a été nommée ainsi en l’hommage aux cheveux de Matilde (classe !).

On termine la journée par une balade dans le Barrio Lastarria où on a bien l’impression d’être rentré en France ! Il y a des terrasses de partout, des petites boutiques un peu bobo, des musiciens dans la rue, le tout au milieu de beaux immeubles. Ça nous fait une impression un peu bizarre mais la balade est très sympa.

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Jour 212 : Le Lundi, c’est fermé !

Voir une relève de garde nationaux sur du ABBA ? Check ! Ils sont plutôt funky en Amérique du Sud on trouve, on imagine mal les anglais faire ça devant Buckingham.

Un peu de contexte sinon vous ne comprendrez rien, le palais de la Moneda, l’Elysée local, accueille un jour sur deux à 10h la relève de gardes. Le tout avec chevaux, orchestre et bien évidemment en uniforme complet (il fait une chaleur à crever on comprend pas comment ils font pas de malaises). On a du bol parce qu’on y allait pas spécialement mais c’était sur notre chemin et on est arrivé à 9h57, autant dire qu’on pouvait pas les louper.

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Ils font tout leur petit cérémonial, fusil au pied, fusil à l’épaule, je mets la baïonnette, j’enlève la baïonnette, c’est assez fastidieux d’être garde visiblement. Et vient le moment que l’on appellera « l’intermède suédois ». L’harmonie se tape un petit plaisir et nous offre un medley d’ABBA (Dancing Queen inclus). On s’attend presque à voir un militaire se taper un kif en enlevant sa tenue qui dévoilerait un justaucorps à paillettes et qui se lancer dans une danse enflammée mais énorme déception, ils restent tous bien sages au garde à vous.

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On repart tout content en direction du Cerro Santa Lucia, une colline au centre de la ville qui est … fermée ! Ils ont accueillis un évènement les 4 jours précédents et il faut qu’ils rangent. Très bien, ok, on aurait aimé être prévenu avant de se taper la montée jusqu’à l’entrée du parc mais pourquoi pas.

On change nos plans et on se rend aux Musées des Beaux Arts qui est … fermé ! Bon là c’est leur jour de fermeture habituel mais deux d’affilés ça fait beaucoup et ça nous coupe un peu les pattes. On ère comme deux âmes en peine sans trop savoir quoi faire, on jette un oeil dans le guide et globalement tout est fermé le lundi, on pensait que le jour du Seigneur c’était le dimanche nous !

On retourne à la Place de Armas, notre Carré Germinal Quartier Général à Santiago, on déjeune au son des prédicateurs qui annoncent on ne sait pas trop quoi mais vu comme ils crient ça a l’air de bientôt être la fin du monde et on tombe sur Carole et Julie, deux françaises de notre Hostel qui partent le soir même à Rapa Nui aka l’ile de Pâques (autant vous dire qu’on compte sur elles pour chopper les bons plans avant qu’on arrive).

Puisque Rapa Nui approche pour nous, on se motive à faire notre liste de repas et donc de courses à faire à Santiago. Et oui sur l’ile tout est plus cher donc on va faire des provisions en prévision (#alitération).

On passe une bonne partie de l’après midi dans le Barrio Brazil, l’un des quartiers recouvert de street-art de la ville, un peu plus grunge que Bellavista mais très sympa quand même.

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Jour 213 : La journée de rattrapage

On se rattrape des loupés des jours précédents (cause fermeture ou flemme) et on commence par le musée des Beaux Arts, qui est atrocement loin de notre hôtel. Le bâtiment est très beau mais les collections … on n’a pas compris. Tout le rez-de-chaussée est fermé pour cause d’on ne sait pas quoi et les expositions de l’étage sont trop ésotériques pour nous (remarquez ce mot, ça fait pas longtemps que je le connais, je suis même pas sûre qu’il faille le mettre là).

Un peu désorienté on se rend au Cerro Santa Lucia qui est … encore fermé ! Combien de temps il leur faut pour ranger leur bordel ? On ne le saura jamais.

Du coup on rejoint le Cerro San Cristobal et on prend le téléphérique pour monter (on est des gros fainéants, on assume). La vue pourrait être sympa mais la ville est tellement polluée qu’on a l’impression d’être en temps blanc au ski (donc temps gris ici). On distingue à peine les montagnes derrière, ça fait une impression un peu bizarre. On redescend à pied (quand même), par un sentier pas bien joli qui nous fait regretter ceux de Nouvelle-Zélande.

On rentre donc à l’hôtel pour préparer nos bagages en prévisions de notre vol pour l’ile de Pâques du lendemain.


Bilan de Santiago

C’est une ville agréable et très moderne (ça nous a surpris) mais beaucoup beaucoup trop polluée ! On a quand même beaucoup aimé se balader dans les quartiers tagués et notre visite du Musées des Arts Précolombiens est un véritable coup de coeur. Honnêtement, 3 jours voire 2 et demi si vous prenez le métro (ou que vous marchez vite) suffisent à voir la ville.


🔍 Le retour des infos pratiques des Petits Pédestres 🔎

     > Transport :

Navette Aéroport/Centre Ville (métro Los Heroes) : 1900$CH par personne par trajet

     > Hotel :

Chile Lindo Hostel (proche du Barrio Brazil, à 30/40minmin à pied de la Plaza de Armas) : 6700$CH par personne en dortoir (très sympa), petit déjeuner inclus, deux cuisines, Wifi moyen, lessive pour 4000$CH

Landay Hostel (station de métro Los Heroes) : on vous dira quand on reviendra de l’ile de Pâques

     > Visites :

Musée des Arts Précolombien : 7000$CH par personne, accès collection permanente et temporaire

La Chascona : 7000$CH par personne, audioguide inclus

Musée des Beaux Arts : gratuit

Funiculaire du Cerro San Cristobal : 1500$CH par personne pour un aller simple (en semaine, plus cher le dimanche et les fêtes, 1950$CH)

Il existe aussi les Tours4Tips, des tours pédestres faits en anglais ou espagnol au départ du Musée des Beaux Arts, qui sont théoriquement gratuits, mais il faut donner un pourboire à la fin (normal) de l’ordre de 5000 à 10000$CH par personne (un peu cher quand même). On n’a pas testé mais ça avait l’air bien quand même. Il y a deux tours : le départ de 10h c’est Santiago Hors des Sentiers Battus, celui de 15h les Incontournables de Santiago. Ils durent environ 3h.

Ils existent aussi à Valparaiso.

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