Karadoc le Van(nes), le chevalier des routes

On se sent un peu obligé de vous faire un article pour vous parler de notre van. Pourquoi ? Parce que quand on a préparé cette partie du voyage et qu’on a chercher à réserver un campervan, ça a été une tannée !

Il existe des dizaines et des dizaines de loueurs, des tas de références et vous allez vous prendre la tête à savoir quoi choisir et pourquoi le choisir.

On est loin d’avoir la science infuse mais notre van était vraiment performant et on va vous partager les points qui nous semblent essentiels pour faire un choix.

 

            Self contained ou non self contained ?

C’est la première question à se poser si vous louez un van, et ça permet de faire un premier tri.

Les vans self-contained sont équipés de toilettes portatives, de collecteurs d’eau claires et usées et de poubelles et ont donc un joli autocollant bleu, ce qui n’est pas le cas des non self-contained. Voilà la différence.

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Le sésame !

Karadoc est self contained et on vous avoue que c’est bien pratique. On n’a jamais utilisé nos toilettes embarquées car on trouve des toilettes publics partout (et que c’est galère à nettoyer après).

                         Les avatanges :

Le sigle self-contained nous a permis d’avoir accès à absolument tous les campsites qu’on a voulu, et surtout aux gratuits. Il permet aussi de se garer le long des routes où il n’est pas spécifié que le camping est interdit (on n’a pas testé). On a été vraiment autonomes et indépendants pendant tout ce voyage.

                         Les inconvénients :

Le prix : les selfcontained sont bien évidemment plus chers que les non selfcontained.

L’intendance : faut pas merder la gestion des vidanges et des remplissages de l’eau grise/potable.

 

            Les loueurs

Si vous voulez être tranquilles, optez pour un loueur « grosse écurie », par contre ça vous coûtera plus cher. Il en existe pleins : les Jucy Van (vert et violet, très facilement repérable), Britz ou Maui.

On a fait le choix de passer par une petite agence plutôt qu’un des gros mastodontes de la location et on a été plutôt contents. On vous conseille de jeter un oeil sur le comparateur motorhomerepublic.nz qui se fera une joie de vous aider.

 

            Notre loueur

On attendait d’avoir rendu le van pour savoir si on vous les conseillait et du coup, c’est un grand OUI !

L’agence s’appelle Adventiv, c’est un petit truc familial géré par un couple d’Allemands expatriés en Nouvelle-Zélande depuis 14 ans. Ils ont un comparateur de locations et quelques vans qu’ils louent eux même.

Les contacts se sont faits par mail, avec une grande réactivité de leur part, le payement a été fait aux moments prévus et les transferts A/R pour l’aéroport pris en charge.

Au moment du retour du Van, qui nous stressait un peu, tout c’est bien passé, même si on avait ajouté quelques éclats sur le carrosserie rien ne nous a été facturé. Il faut dire qu’on (Simon) avait tout bien nettoyé et rangé de sorte que ça présentait mieux que si on l’avait laissé en bordel, et on été généreux en faisant le plein plus qu’on aurait du.

On vous conseille de faire des photos à la récupération de votre van pour ne pas être embêté en cas de litige au retour.

 

            Le type de van

Karadoc est un Toyota HiAce avec un toit surélevé et c’est de la bombe bébé ! Et oui, on tient debout dedans, notamment quand on cuisine, donc bye bye les séances de préparation de repas debout et dehors à l’arrière dans le vent et la pluie. On a cuisiné au chaud !

                        > Coté techinque

Sinon, c’est une boite manuelle, qui consomme comme un veau (autour de 12-13L/100km), essence (attention, sacré budget car elle est beaucoup plus chère que le diesel). Il est équipé d’un réservoir de 45L d’eau potable et d’un de 47L d’eau grise (très pratique, on a fait une vidange tous les 3/4 jours). Mensurations d’environ 6m de long, 1,7m de large, 2,3m de haut, du coup, pas trop gros et plutôt maniable. On a vu des appartements sur roues immenses qui nous ont donné des sueurs froides dans les petites routes étroites et sinueuses.

                        > L’intérieur

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                        > Le coin « salon/salle à manger »

Classique, une banquette de chaque coté et la table au milieu. Il nous a aussi servit de coin « cinéma », presque aussi bien qu’à la maison !

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                        > Le coin « cuisine »

Là aussi du classique, deux plaques de cuisson, un frigo et un mini congélateur, un évier et des rangements à droite à gauche.

IMG_1524IMG_1525                       

                        > Le coin « nuit »

Là c’était un peu technique mais on a vite pris le coup de main, l’agencement est quand même bien pensé et on ne se retrouve pas avec des coussins en rab, dans un petit espace, tout a plusieurs fonctions !

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                        > Le coin « conduite »

Rien de bien fou (à part le volant du mauvais coté de la cabine bien sûr !), certains vans ont 3 places à l’avant. On n’en avait que deux ce qui nous permettaient de passer du coté « conduite » au coté « vie » très facilement).

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            Les petits plus de Karadoc

Système dual batterie :

On avait une batterie de voiture normale quand on roule et une autre, en dérivation qui nous permet d’alimenter notre frigo, notre pompe à eau et les lumières de la partie « vie » du van. En plus de ça, on avait 2 prises électriques qui fonctionnaient quand on était branché dans un campsite.

Les rangements :

Hyper bien agencé, pleins de coffres partout, beaucoup beaucoup de rangements, on a réussit à ne pas avoir trop de bazar qui traine pendant notre périple (bon c’est pas 35m2 d’habitation non plus, y’a toujours un peu du bordel dans les coins).

Le matos :

Karadoc venait livré avec (attention, tenez vous bien) : un grille-pain ! En plus de cette merveille qui permet de faire une pause avec le pain de mie mou une fois de temps en temps, on avait deux bouilloires (une électrique et une  pour les plaques) et un petit ventilo.

Sinon, bien évidemment, les équipements vaisselles de base, le linge de lit de base aussi, deux plaids (un bonheur pour les moments où on était en altitude), des bricoles de type bassine, corde à linge, pinces à linge, ect.. et un peu de matos de camping : deux chaises et une table.

En plus de ça, sans frais supplémentaires, on a eu droit à un GPS (on ne s’en est jamais servi, merci Maps.me) et une petite enceinte portable (hyper pratique, presque indispensable pour ce genre de voyage).

 

            Les anecdotes de Karadoc

Parce que passer 6 semaines dans un van, ça ne peut pas être tout rose tout le temps, voici les petits ratés de Karadoc (et de nous), ceux qu’on ne vous avait pas racontés !

                        La fois où on s’est ensablé

Première nuit et on se galère déjà ! Notre campsite sur la péninsule de Banks était globalement recouvert de sable et le temps qu’on se décide pour choisir notre emplacement … impossible de repartir.

Nous voilà, comme deux cons, bloqués au milieu des allées. Heureusement pour nous, deux gentilles allemandes nous ont pris en pitié et ni une ni deux elles nous aident.

On met tout un tas de branches mortes devant les roues arrières, Pauline met un grand coup d’accélérateur et après avoir gaspillé 3L d’essence, on se sort de notre galère.

                        La fois où Karadoc a pété sa courroie d’alternateur

On fête nos 6 mois de voyage, on se lève à 3h du matin, on marche 6h et quand on revient… c’est Noël sur notre tableau de bord, 3 voyants allumés et même si Karadoc démarre, on ne se sent pas de partir avec l’huile, les freins et la batterie qui clignotent.

Petit coup de fil au loueur et là, il faut s’accrocher, parce que le vocabulaire mécanique, on le connait déjà moyennement en français mais en anglais… c’est une autre histoire.

On convient qu’il n’est pas prudent de rouler jusqu’à un garage et on a donc droit à l’arrivée d’un remorquage en bonne et due forme. Vu qu’on est bien fatigué, on a évidemment laissé une porte de placard ouverte et au moment de charger le van, bim tout se vide sur le sol (heureusement rien de cassé et pas de grains de riz partout).

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Arrivés au garage, les mecs jettent un coup d’oeil sous le capot et nous sorte la courroie d’alternateur en lambeau. Et là l’attente commence, ils ne sont pas sûrs d’en avoir qui corresponde, ils ont d’autres voitures à s’occuper et on commence à se dire qu’on va dormir dans un hôtel le soir parce que Karadoc ne sera jamais réparé.

Finalement, les dieux du Roadtrip sont avec nous parce que la réparation se fait plutôt vite (4h d’attente franchement ça va) et on peut repartir sans guirlandes de lumières sur le tableau de bord et sans débourser un centime, merci les loueurs !

                        La fois où on a pété l’évacuation des eaux grises

Seulement deux jours après nos aventures de la courroie, en revenant auprès de Karadoc, on se rend compte qu’il a un je-ne-sais-quoi de différent de d’habitude. Et pour cause, la bonde de vidange est complètement tordue et quand on jette un oeil sous la bête on se rend compte que le tuyau est arraché.

Youpi ! Ça faisait longtemps qu’on avait pas mis les pieds dans un garage ! Coup de bol, il y en a un à 3km de là où nous sommes, pas coup de bol il ne peut pas nous aider, encore moins coup de bol on est samedi et on devra attendre jusqu’à lundi pour espérer une réparation.

C’est pas hyper grave mais ça nous gonfle vraiment beaucoup et ça nous oblige à dormir dans des endroits payants où on n’aura pas besoin de se servir de notre évier (notamment pour la vaisselle).

Le lundi arrive et avant de rejoindre Arthur’s Pass (et oui ça tombe un jour où on a juste 200km de route au programme), on passe dans un magasin de tuyaux, parce que oui, les magasins de tuyaux, ça existe ! On tombe sur deux nénettes bien sympa qui nous réparent notre truc en 20min et qui font appel à une espèce de Mr Muscle pour détordre la bonde d’évacuation (croyez nous, on n’avait essayé, avec plus ou moins d’outils mais sans succès).

On teste le tout et comme tout fonctionne on se casse avec une petite prière pour être tranquille jusqu’à ce qu’on rende le van !

                        La fois où Karadoc a repété sa courroie d’alternateur

Ça faisait un petit moment (depuis le changement de la courroie en fait), qu’on trouvait la direction assistée un peu raide mais on ne s’était pas inquiété outre mesure vu que Karadoc avait fait un arrêt prolongé au stand et qu’on supposait que tout allait bien.

Et puis ça coince de plus en plus et ça devient compliqué de manoeuvrer alors on se dit qu’on va contacter le loueur pour voir ce qu’il nous dit. On se fait plus ou moins pourrir parce qu’on ne l’a pas prévu directement (genre on est mécano et on sait repérer une panne) et il nous demande de l’emmener dans un garage.

On commence à connaitre la rengaine et on trouve un garage qui ouvre le capot et nous dit « ah ben c’est la courroie de l’alternateur ! ». Petite hallucination de notre part et on leur explique qu’elle a été changée y’a moins d’une semaine. Petite hallucination de leur part et visiblement, les deux glandouillos de Wanaka on fait un travail de sagouins et il faut rechanger le tout.

Cette fois çi, on a du tomber sur des pros parce que tout est torché en 20min, et on repart en refaisant une prière (la première a pas marché visiblement), pour ne plus avoir d’emmerdes jusqu’à la fin.

 

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